Les ~30 premiers centimètres du swing, quand le club quitte la balle. Dans le schéma « one-piece », épaules, bras et club partent d'un seul bloc, la tête de club restant à l'extérieur des mains — un takeaway trop intérieur ouvre la face et sème le slice.
La montée complète du club, de l'address jusqu'au sommet. Son rôle est de charger la rotation (épaules contre hanches), pas de gagner en longueur : un backswing plus long sans meilleure rotation n'ajoute que de la dispersion.
Le point le plus haut de la montée, où le club change de direction. Repère classique : shaft proche de l'horizontale et poids chargé sur l'intérieur du pied arrière, prêt pour la transition.
Le changement de direction entre montée et descente. La bonne séquence part des hanches (léger transfert latéral + rotation) pendant que le buste « attend » ; démarrer par les épaules produit un over the top et une perte de lag.
Le trajet du sommet jusqu'à l'impact. Il dure environ un tiers du backswing dans le schéma professionnel (ratio 3:1 de Tour Tempo) et son ordre — hanches, buste, bras, club — décide de la qualité du coup.
L'instant du contact club-balle. Sur un bon impact au fer, les mains passent devant la tête de club, le poignet avant est plat et le divot commence au niveau de la balle ou après elle.
L'extension après l'impact, les deux bras allongés vers la cible. Rien de décoratif : un follow-through écourté trahit une décélération ou un manque de rotation avant le contact.
La position finale du swing : poids sur le pied avant, pied arrière sur la pointe et boucle de ceinture face à la cible. Le tenir 3 secondes en équilibre est le test classique d'un effort resté sous contrôle.
La libération naturelle des poignets et la rotation de la face à travers l'impact. Elle se produit d'elle-même quand la séquence est bonne ; la forcer avec les mains génère des hooks, la bloquer, des balles poussées à droite.
Schéma de démarrage où épaules, bras et club bougent d'un seul bloc sur les premiers centimètres, sans rotation précoce des avant-bras. C'est le remède classique au takeaway intérieur (Hogan, Leadbetter).
Courbe prononcée vers la droite (pour un droitier). Recette selon les lois de vol de TrackMan : face ouverte par rapport à un chemin out-to-in. La correction commence par le chemin de club, pas par la face.
Courbe prononcée vers la gauche (pour un droitier) : face fermée par rapport au chemin de club. Causes typiques : un grip trop strong ou un chemin très in-to-out que les mains surcompensent.
Contact où le club frappe le sol avant la balle : le low point est tombé derrière. Le sol vole l'énergie et la balle reste courte. Cause racine typique : le poids n'est pas passé côté avant à temps.
Contact à l'équateur de la balle ou au-dessus, qui produit une balle rasante et filante. Vient souvent d'un redressement dans la descente (perte de la hauteur du buste) ou d'une tentative de lever la balle avec les poignets.
Contact sur l'hosel (la jonction entre la face et le shaft) : la balle fuse à droite selon un angle impossible. Il trahit des mains plus loin du corps à l'impact qu'à l'address — souvent à cause d'une early extension.
Le bassin avance vers la balle dans la descente et l'angle de colonne du setup se perd (schéma TPI). Il vole l'espace des bras : grattes et tops en alternance, balles bloquées à droite et risque de shank.
Glissement latéral excessif de la hanche arrière pendant le backswing, au lieu d'une rotation autour de l'axe. Il déplace le low point et oblige à « retrouver » la balle dans la descente — contact imprévisible (schéma TPI).
L'équivalent du sway dans la descente : la hanche avant se déplace latéralement au-delà du pied sans tourner. La face arrive en retard et surgissent des balles bloquées à droite ou des hooks brusques de rattrapage.
Relâcher l'angle des poignets dès le début de la descente, comme en lançant une canne à pêche. Le lag se perd — et avec lui vitesse et compression : vol haut, mou, et contacts grattés.
Descente qui démarre par les épaules et les bras, poussant le club à l'extérieur du plan de montée : attaque out-to-in, divots vers la gauche et le schéma pull-slice. Le défaut le plus répandu chez l'amateur.
Le coude avant se plie et pointe vers la cible après l'impact, bras replié au lieu d'être en extension. Il rétrécit l'arc et compense le plus souvent une descente out-to-in.
Flip des poignets à l'impact pour tenter de lever la balle : le poignet avant se casse en cuillère et la tête de club dépasse les mains. Le loft du club lève déjà la balle tout seul — vouloir l'aider gâche tout.
Séquence de poids inversée : au sommet, le poids est sur le pied avant, puis il retombe en arrière dans la descente. Impossible de compresser la balle ainsi — coups hauts, mous et fins.
Rester avec le poids sur le pied arrière à l'impact, buste incliné à l'opposé de la cible. Le low point recule : grattes, tops de rattrapage et vol haut et court avec push à droite.
Courbe douce et contrôlée vers la droite (droitier). Contrairement au slice, elle est voulue et jouable : face légèrement ouverte par rapport au chemin, départ à gauche de la cible et retour vers elle.
Courbe douce et contrôlée vers la gauche (droitier) : face légèrement fermée par rapport à un chemin in-to-out. Il roule généralement plus que le fade grâce à son vol plus pénétrant.
Balle qui part droite mais à droite de la cible sans revenir : chemin in-to-out avec la face alignée sur ce chemin. Fréquent quand la hanche glisse trop (slide) et que le club reste coincé derrière.
Balle qui part droite mais à gauche de la cible : chemin out-to-in avec la face square sur ce chemin. C'est le cousin du slice — même descente par l'extérieur, position de face différente.
Le rapport de temps entre montée et descente, pas la vitesse absolue. La référence du tour est ~3:1 (John Novosel, Tour Tempo) : trois temps pour monter, un pour descendre, quelle que soit la vitesse.
L'angle conservé entre le bras avant et le shaft pendant la descente. Le relâcher tard démultiplie la vitesse à l'impact ; le lâcher dès le sommet (casting) la gaspille avant d'arriver à la balle.
Le plan incliné imaginaire sur lequel voyage le club. À mi-montée, le shaft doit pointer vers la ligne de balle : trop plat, le club se retrouve coincé à l'intérieur ; trop vertical, il impose une descente out-to-in.
Le point le plus bas de l'arc de swing. Au fer, il doit tomber sur la balle ou juste après (balle d'abord, divot ensuite) ; s'il recule — sway, poids resté derrière ou casting — arrivent les grattes et les tops.
L'écart de rotation entre épaules et hanches au sommet. Le tour génère 45-50° ; un handicap moyen, 35-42° (données TPI). C'est une charge élastique : plus de séparation bien exécutée, c'est plus de vitesse sans effort supplémentaire.
La distance que la balle parcourt en vol, roule non comprise. C'est la donnée de distance utile pour choisir son club. Repère au fer 7 : tour 160-170 m, handicap moyen 115-135 m (TrackMan).
La largeur du groupement de vos coups avec un même club — la vraie mesure de la régularité. Réduire la dispersion fait gagner plus de coups qu'ajouter des mètres : c'est pourquoi le driver n'est pas toujours le meilleur choix au départ (Broadie).
La façon de tenir le club — l'unique point de contact avec lui. Repère neutre : 2-3 articulations visibles sur la main avant et les « V » pointant vers l'épaule arrière ; pression constante de 4 sur 10 (l'« oiseau » de Penick).
La position de préparation avant de lancer le swing : posture, grip, alignement et position de balle. La plupart des défauts de vol se sèment ici, avant même de bouger le club.
Le placement des pieds à l'address : largeur, répartition du poids et position de la balle par rapport au centre. Aux fers moyens, la balle se place environ un poing devant le centre ; au driver, au talon avant.
La bande de gazon que le club arrache après le contact au fer. C'est un témoin honnête : il doit commencer au niveau de la balle ou après (jamais derrière) et pointer vers la cible — un divot vers la gauche trahit un chemin out-to-in.
L'angle de la face du club par rapport à la verticale : c'est lui qui lève la balle — pas les poignets. Le « loft dynamique » est celui que présente la face à l'impact ; le scooping le fait exploser, le shaft lean le réduit.
L'angle de la semelle du wedge qui la fait rebondir sur le sol ou le sable au lieu de s'y planter. Dans le bunker, c'est le moteur du coup : face ouverte pour l'exposer et laisser la semelle glisser sous la balle (Pelz, Utley).
Coup court et bas en bordure de green, avec plus de roule que de vol. Setup : poids à 70-80 % sur le pied avant, balle centre-arrière et mains devant — le follow-through jamais plus court que la montée.
Coup court et haut qui vole plus qu'il ne roule et s'arrête presque net. On le choisit plutôt que le chip quand il y a peu de green à exploiter ; la distance se règle par la longueur du backswing (l'« horloge » de Pelz).
Variante de chip à vol très bas qui atterrit tôt et roule jusqu'au trou. Par vent fort ou avec beaucoup de green à disposition, c'est l'option la plus prévisible : moins de temps en l'air, moins d'erreur possible.
Le coup de sable standard : le club ne touche JAMAIS la balle — il entre dans le sable 3-5 cm derrière elle et le coussin de sable la propulse dehors. Face ouverte avant de prendre le grip, poids devant et accélération jusqu'au bout.
Putt long dont l'objectif n'est pas de rentrer la balle mais de la laisser à distance de tap-in (moins d'un mètre). Sur les longs putts, c'est la vitesse qui commande, pas la ligne — l'antidote aux 3-putts (Pelz).
La courbe que la pente du green imprime au putt. Elle se lit depuis l'arrière de la balle et depuis le côté bas, en choisissant un point de cassure précis à viser — ligne et vitesse se décident ensemble.
L'index qui mesure le niveau d'un joueur : combien de coups au-dessus du par il joue en moyenne sur un parcours. Il sert à s'affronter à armes égales et à choisir des repères réalistes — comparer son tempo ou son carry à sa tranche, pas au tour.
Parcours côtier sur terrain sablonneux, avec du vent, des fairways fermes et peu d'arbres — le terrain originel du golf (et de The Open). Le vent constant explique pourquoi le jeu bas façon bump-and-run y règne en maître.